Edito N° 71
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NE  CRAINS  PAS  D'AVANCER  LENTEMENT ......

   « Ne crains pas d'avancer lentement, crains seulement de t'arrêter.. » Cette sentence, attribuée à un vieux sage chinois, pourrait paraître anachronique aujourd'hui tellement nos sociétés occidentales modernes privilégient la vitesse, la promptitude, l'instant présent et le court terme. Les techniques permettent la circulation rapide des personnes, des biens, des informations... et même des capitaux !!..; elle invite aussi le citoyen moyen à comprimer le temps sur son agenda bien rempli, de plus en plus rempli, comme si en faire plus, c'était vivre plus.
         Certes, face à cette frénésie de la vitesse, à ce culte du mouvement et de la mobilité, apparaissent des réactions salutaires, comme celle du journaliste canadien, Carl Honoré, auteur en 2004 du best-seller « Eloge de la lenteur », comme aussi celle de Cittaslow, le réseau international des « villes lentes », basé à Orvieto, en Italie, défini ainsi par son directeur: Pier Giorgio Oliveti : « Nous sommes une contre-culture qui s'oppose au courant dominant du « fast-living » , de l'urgence. C'est une révolution douce. » (Le Monde, 4 octobre 2010) Néanmoins, nous sommes tous, plus ou moins embarqués dans le tourbillon de la modernité, tous tentés de « faire la pige au temps » comme disait Brassens, tous pressés de voir nos décisions, nos actions aboutir. A ALIS, nous n'y échappons pas ; et pourtant, ne sommes-nous pas , nous-aussi, dans une contre-culture qui s'oppose au courant dominant ? Or, aller à contre-courant, à l'endroit notamment des vaccinations, exige patience, persévérance et détermination ; c'est se positionner sur le long terme, en travaillant à faire évoluer, tout doucement, les esprits.
Et les choses avancent ; le quotidien régional « Sud-Ouest » titrait, en première page, le 7 Octobre dernier : « Vaccins, ils ne sont pas tous inoffensifs – Les récents travaux du professeur Ghérardi montrent que l'aluminium, adjuvant très courant dans les vaccins, peut avoir des effets nocifs - » Le journaliste, T.Magnol, écrit: « Cette découverte est importante à plus d'un titre ; elle pourrait clore le vieux débat sur la dangerosité supposée des adjuvants vaccinaux que les autorités sanitaires ont toujours niée. »
Quant au professeur Ghérardi, il explique : « On espère que maintenant la situation va se débloquer. L'OMS est dans le déni complet et, en Europe, aucun budget n'a été accordé à la recherche sur la toxicité vaccinale.......; plutôt que refuser le problème du risque, peut-être faudrait-il le prendre à bras le corps et chercher les solutions appropriées. »Bien sûr, l'Académie de médecine, par la voix du Pr  Bégué, a rappelé qu'en l'état actuel des connaissances, il n'était pas possible d'imputer des troubles aux adjuvants vaccinaux. N'empêche ;  le pavé dans la mare jeté par le professeur Ghérardi va faire quelques ronds dans l'eau et, inévitablement, saper la base du mur, déjà fissuré, des certitudes. Car, après le fiasco de la grippe A, certaines langues conséquentes osent se délier ; bien sûr avec prudence. Tout n'est pas gagné, loin de là. Il va falloir encore un peu de temps pour que la vaccination soit considérée comme un acte médical comme les autres, un acte évalué et librement consenti. Mais doucement l'idée fait son chemin. Continuons, lentement mais sûrement, à la faire avancer.
     

Joël LAJUS

 

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