Edito N° 55 (Décembre 2006 - janvier - février 2007)
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Ces vérités qui dérangent

L’accélération du réchauffement climatique dont les hommes sont en grande partie responsables, est à l’image de l’accélération du délabrement sanitaire des populations due aux vaccins et aux médicaments chimiques.  Le courageux plaidoyer d’AL GORE [1], même s’il est imparfait, s’applique tout autant au domaine de la médecine. Nous lui ferons grâce de son enthousiasme à voir dans le progrès médical la raison du triomphe de l’homme sur la variole et la polio, mais nous applaudirons au lucide bilan qu’il dresse des actions des hommes, notamment en Amérique, au regard des dégradations que subit notre planète.
            L’être humain a un total irrespect de la vie. L’histoire n’est faite que de guerres, la vie quotidienne est une lutte sans merci, la nature est chaque jour meurtrie. Couper un platane centenaire pour faire passer un bus ou pour installer des places de parking est le symbole le plus parlant de ce qu’est un acte criminel dans nos sociétés sans conscience.
            Le plus important sans doute c’est la résistance à intégrer la VERITE. Les écologistes alertent depuis plus de cinquante ans sur l’effet de serre, les climatologues des plus sérieux  ont rendu des études irréfutables sur les problèmes de notre planète, des scientifiques, des chercheurs, des médecins des plus consciencieux ont dénoncé les méfaits des vaccinations depuis le début de l’ère vaccinale. Les a-t-on écoutés ? Ils ont été boycottés, leur voix a été étouffée, leurs écrits séquestrés, leur vie parfois aussi mise en danger. Et cela continue.
            Voilà comment les puissants qui nous dirigent musèlent ceux qui refusent de désinformer. Quelle est leur crainte ? Celle de voir leur pouvoir s’effondrer ? C’est donc que leur pouvoir a les pieds vermoulus, et qu’il doit changer d’assise pour être légitime. Celle de devoir reconnaître qu’ils ont menti ? Reconnaître ses fautes grandit. Les canadiens demandent aujourd’hui pardon officiellement aux peuples Inuits qu’ils ont voulu « civiliser » de force. Cela mérite au moins un coup de chapeau. Nos dirigeants craignent-ils également de « reculer », eux qui croient toujours avancer ? Il n’y a pas de progrès pour l’homme au détriment de notre mère nature. Veulent-ils faire croire, comme ils le croient peut-être eux-mêmes, qu’il n’y a pas de place sur terre pour la sagesse des peuples ? La frénésie capitaliste qui a touché la Chine et l’a embarquée dans une course accélérée vers la forme la plus insensée du « après moi le déluge » serait là pour nous le prouver. Pourtant, tout bien considéré, ils n’ont nulle crainte à avoir. Comme l’affirmait Fidel Castro dans une phrase célèbre : « La historia me absolverá » (l’histoire m’absoudra), le temps, il est vrai, permet une remise des péchés. Mais la vérité est un joyau inaltérable. Elle s’impose en dépit de tout, puisque, aux dires de Racine,  « il n’est point de secrets que le temps ne révèle » [2].
           
            Alors, si grenouilles nous sommes, qui tendra la main pour nous sortir de la marmite avant que l’eau ne frémisse ?

                                                                              Françoise JOËT

1 –  « Une vérité qui dérange », film documentaire de Davis Guggenheim sur les conférences que donne l’ancien vice président des Etats-Unis sur le réchauffement climatique.
2 – Racine, Britannicus, IV, 4

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Toute l’équipe d’ALIS souhaite à ses adhérents et fidèles lecteurs une année 2007 faite de chaleur humaine, d’ardente amitié, de brûlante espérance et de rayonnant bonheur. 

 

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