Edito N° 52 (Mars - avril - mai 2006)
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Noirceur.....et clameur

Tout est guerre. L’économie c’est la guerre, la politique c’est la guerre, la religion c’est la guerre, la santé c’est la guerre. Mais aujourd’hui, tout cela porte le nom de « mondialisation ». Dans ce chaos, les hommes semblent n’être plus que de vieux boulets de canon ballottés au gré des tempêtes dans la cale vide d’un bateau ivre. Ils glissent de bâbord à tribord, de la poupe à la proue sans pouvoir s’arrêter, sans savoir ce qui leur arrive. Certains traversent la coque rouillée et se noient, d’autres terminent leur course dans un tas de cordages opportunément déployés. Mais personne n’échappe aux flots déchaînés. Après avoir flotté, comme Myrto la jeune Tarentine [1], à la surface des eaux, ils finissent par échouer un jour sur une plage emmazoutée. Tel est notre sort dans un monde de plus en plus déshumanisé.

Pourtant, l’épopée humaine n’a pas que cette vision tragique à offrir. Des hommes et des femmes redressent la tête et refusent délibérément que le vaisseau ne sombre. Avec une claire conviction, fondée sur la droiture de leurs actes, ils s’opposent à l’absurde, à l’injuste, à la dangereuse propension des destructions programmées. L’insurrection est inscrite dans la Constitution dès lors que les décisions prises mettent en péril les fondements de l’Etat de Droit. C’est un devoir d’y recourir.

Lorsque notre gouvernement ose prendre, en catimini, des mesures coercitives, la révolte est encore plus forte et plus légitime. Rendre obligatoire tous les ans, pour le personnel de santé, le vaccin contre la grippe [2] que l’on sait largement inefficace, responsable d’effets secondaires graves et constants, rarement adapté aux souches en circulation et de surcroît porteur d’un neurotoxique avéré qu’est le mercure (à raison de 0,05mg par seringue), impliqué dans la maladie d’Alzheimer et l’autisme, c’est soumettre et vouloir mettre sur les genoux une catégorie de personnel corvéable à merci. Des procédés aussi iniques signent la mort des démocraties. Il nous faut réagir pour défendre notre liberté de choix, face à des décisions arbitraires, non justifiées médicalement et dangereuses scientifiquement. Dans l’union, des actions sont possibles.

Car, en dépit de tout et en tout lieu, sur les champs de ruines, au milieu des friches industrielles, au sommet des immondes dépotoirs, fruit de l’inconséquence des hommes, il y a une petite fleur ; c’est elle qu’il faut voir, à elle qu’il faut sourire, elle qu’il faut sauver. « Frères humains qui après nous vivez » [3] sachez que cette fleur est votre guide, elle s’appelle l’espoir.

1 – André CHENIER (1762-1794), « Poèmes antiques »
2 – Loi du 19 décembre 2005, art. 63 rendant obligatoire le vaccin antigrippe pour le personnel de santé (voir notre article page …)
3 – François VILLON (1431- ?) « Ballade des pendus »

Françoise Joët

 

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