Edito N° 50 (Septembre - octobre - novembre 2005)
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Escalade

L’OMS prévoit que d’ici une dizaine d’années, le nombre des vaccins va doubler. « Nous vivons une époque excitante pour ce qui est du développement des vaccins. Bientôt, plusieurs nouveaux vaccins vont voir le jour pour sauver des millions de vies humaines », ainsi s’exprimait le Dr Marie-Paule Kieny, de l’OMS, lors d’une conférence au Brésil (1). Quel enthousiasme !

Alors que partout dans le monde, on ne pense qu’à s’exterminer par des guerres fratricides, des attentats sanguinaires, des famines organisées, des conflits meurtriers, montent dans le ciel des voix angéliques pour nous faire croire que la « science vaccinale » s’active à sauver des vies humaines. Que des âmes innocentes et sincères admettent un tel paradoxe, on leur pardonnera. Mais que de hauts responsables affichent autant d’hypocrisie, légitime est notre révolte.

En vérité, les actes des hommes sont aux antipodes de leurs discours et l’on constate, dans nos sociétés, à quel point les choix insensés qui sont faits traduisent une constante fuite en avant. Pour les vaccins, le scénario qui prévaut en est une pure illustration : plus il est évident que la vaccination ne résout pas le problème des maladies, plus les vaccins se multiplient. A croire que seul l’absurde habite le cerveau de ceux qui ont le pouvoir. Le bon sens serait-il le moins bien partagé ?

A lire le livre « Vaccinations – Actualités et perspectives » (2) dans lequel tous les ténors de la vaccinologie y vont de leur couplet, on nage en plein délire sécuritaire : il faut des vaccins contre tout, y compris les germes les plus bénins, et ce, à tout moment de la vie, avec un contrôle renforcé du « parcours vaccinal individuel » et un réseau dense de promoteurs capables de « rejeter les fausses informations sur les risques encourus » (p.264).

Les experts ont sans doute trop regardé de dessins animés américains où le héros malchanceux s’évertue à réduire en poussière des bêtes humanisées « increvables » qui résistent à tous les moyens de destruction. Obsédés par ce schématique combat entre les bons et les méchants, ils le perpétuent aveuglément. « Vae victis » (malheur aux vaincus) dira-t-on aux victimes d’effets secondaires, chaque jour plus nombreuses. Malheur également aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui refusent, en toute conscience, d’être bernés et contraints de subir des outrages mettant en péril leur intégrité physique.

[1] Agence Reuters, Londres 15 juin 2005
[2]"Vaccinations, actualites et perspectives" INSERM 1999

Françoise Joët

 

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