Edito N° 49 (Juin - juillet - août 2005)
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La vie ou la mort lente

Vous avez tous trouvé dans votre boîte aux lettres un dépliant vous invitant à soutenir la campagne du NEURODON. Que voilà une belle invention ! « Téléthon, Neurodon, piège à con… » aurait-on dit, peut-être, en mai 68. Aujourd’hui, je suis certaine que plus d’un glissera son chèque dans l’enveloppe fournie par la Fédération pour la Recherche sur le Cerveau. Comment résister, en effet, à ce racolage quand les chiffres sont aussi alarmants – Alzheimer : 800 000, épilepsie : 500 000, Parkinson : 100 000, Sclérose en plaques : 60 000, Sclérose latérale amyotrophique : 9000 – en sachant qu’ils ne cessent de progresser ! Mais la science aussi. Car votre argent doit faire progresser la science ; la science pour guérir, pour trouver des médicaments, faire des expérimentations, imposer ensuite des traitements, intégrer les malades dans des structures spécialisées… Votre générosité sera ainsi récompensée par un monstrueux gâchis dont certains tireront des bénéfices non négligeables.

Dans cette campagne puissamment médiatisée vous a-t-on parlé des causes de ces dysfonctionnements du cerveau qui peuvent terrasser des vies en pleine force de l’âge ? S’est-on interrogé sur les raisons de l’accroissement des pathologies neurologiques ? Se poser ces questions renverrait à notre conscience l’image de nos errements scientifiques et de leurs conséquences : intolérable ! Mieux vaut croire avec ferveur au progrès, lui seul pourra expier nos fautes.

Le cerveau est notre donjon, il assure la défense de notre corps jusqu’aux ultimes enceintes, y compris celles que nous ne percevons pas. L’extraordinaire horlogerie qui y est installée ne peut souffrir la moindre perturbation sans que toute la forteresse n’en soit ébranlée. Réactions chimiques, phénomènes biologiques, manifestations énergétiques, échanges d’informations : tout est solidaire et synchronisé. L’introduction brutale de substances exogènes trafiquées dont le message est illisible ne peut que déclencher des altérations successives qui commencent généralement par une mini encéphalite et qui peuvent ensuite prendre des formes pathologiques diverses selon l’état de délabrement du terrain.

Lorsque le cerveau s’enrhume, le corps se grippe et c’est l’affaissement radical des forces vitales annonçant une destruction inéluctable : les maladies du cerveau rendent toute guérison illusoire. Les vaccins, avec les substances qu’ils contiennent et les réactions multiples et imprévisibles qu’ils engendrent, sont responsables de très nombreuses maladies neurologiques. Des études le prouvent. Pourtant, on continue à les innocenter. Parce que le vaccin en tant qu’objet sacré est intouchable, mais aussi parce que l’incertitude sur l’origine de tout accident permet de maintenir une peur collective indispensable à la manipulation.

« Une culture édifiée sur la science doit nécessairement périr lorsqu’elle commence à devenir illogique, c’est-à-dire à reculer devant ses conséquences » avait écrit Nietzsche [1]. Réussir à anéantir le cerveau est l’ultime forfait que pouvait commettre la vaccinologie. Non seulement chez les seniors mais aussi chez les jeunes enfants, désormais victimes d’atteintes démyélinisantes après le vaccin contre l’hépatite B. Devenir un légume où faire une rougeole ou une coqueluche ? Il est facile de choisir. Eradiquez et il en restera quelque chose. « Lorsqu’on se cogne à une table, faut-il la supprimer ou apprendre à l’éviter ? » demande le philosophe Paul VIRILIO [2]. Tout esprit sensé n’a pas longtemps à réfléchir. A moins de dire, comme Alphonse ALLAIS, dans une pirouette, « Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort, sans cela que saurait-on de la vie ? ».

1 – Friedrich Nietzsche « Naissance de la tragédie », 1872
2 – Paul Virilio « L’accident originel », Ed Galilée, 2005

Françoise Joët

 

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