Edito N° 36 (Mars 2002)
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Le doigt dans l’engrenage

« Une idée, soutenue jadis par des adversaires marginaux de la vaccination, fait surface au cœur de la communauté médicale, celle que le choix de la stratégie vaccinale, étendue à la plupart des maladies infectieuses et poursuivie au cours du temps et de la vie, est moins fonction de la supériorité intrinsèque de la vaccination sur les autres mesures préventives qu’une question de cohérence avec nous-mêmes. Autrement dit, dès lors qu’on a commencé à vacciner, on ne peut s’interrompre sans faire prendre à la population d’énormes risques. Ces risques imposent de ne pas revenir en arrière et de poursuivre dans la même direction. Le retour à l’immunisation sauvage, sur des populations soustraites à la sélection naturelle, pourrait être désastreux. Ayant commencé à vacciner, nous sommes peut-être condamnés à continuer, en étant conscients que l’immunisation artificielle collective n’offre jamais une sécurité absolue et comporte des risques individuels, mais nous n’avons peut-être pas le choix ». C’est en ces termes qu’Anne-Marie MOULIN termine l’introduction du livre L’aventure de la vaccination (Ed. Fayard, 1996). Ce discours en dit long sur la supercherie scientifique et l’escroquerie intellectuelle qu’est la vaccination et sur sa survivance. Devrons-nous traîner ce boulet longtemps encore ? N’est-il pas nécessaire de s’acheminer enfin vers une « renaissance » qui verrait fleurir une nouvelle vision de la santé de l’homme ?

C’est en vertu de concepts désuets maintenus grâce au mensonge et à la falsification que l’on continue de plus belle à imposer aux populations des éléments perturbateurs de l’immunité, le pire étant le cynisme qui fait fi des victimes.

« Le BCG est inutile et inefficace dans la lutte contre la tuberculose, qu’à cela ne tienne, nous devons être cohérents avec nous-mêmes et l’imposer ; le vaccin contre la méningite risque de faire des dégâts considérables, qu’à cela ne tienne, nous devons être cohérents avec nous-mêmes et lancer des campagnes de vaccination massive ; le ROR est fortement impliqué dans des maladies très graves (Crohn, autisme, diabète, etc.), qu’à cela ne tienne, nous devons être cohérents avec nous-mêmes et conseiller une deuxième dose impérativement entre 6 et 12 ans ; le pentacoq est souvent responsable d’encéphalites, qu’à cela ne tienne, nous devons être cohérents avec nous-mêmes et lui rajouter une dose d’hépatite B pour en faire un cocktail plus explosif encore, introduit avec jouissance dans la fesse de nos nourrissons ! »

Messieurs, arrêtez de faire les clones. Respectez l’intelligence du vivant et vous n’aurez pas à craindre la catastrophe annoncée par Madame Anne-Marie Moulin. Un engrenage, ça s’use, ça peut aussi gripper, il suffit pour cela d’un grain de sable...

Françoise Joët

 

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