Edito N° 35 (Décembre 2001)
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Sérénité

Parodiant Pascal, qui s’effrayait devant le silence éternel des espaces infinis, nous pourrions, à notre tour, être saisi d’effroi devant l’immensité de la bêtise humaine. La guerre est notre réflexe : tout peut faire germer la discorde et lancer les hommes dans le corps à corps, au nom de n’importe quel dieu. Nous sommes toujours prêts pour le massacre, pour la tuerie, pour le carnage, et nous nous y vautrons allègrement. Haro sur les anti-vaccinalistes, haro sur les sectes, haro sur les terroristes, haro sur le mouton noir ou le vilain petit canard, dans un amalgame chaotique qui arrange tout le monde, car tout le monde y trouvera de quoi assouvir sa violence. Et dans ces périodes de crise, les fabricants d’armes en tout genre sont aux premières loges, ils se frottent les mains, car ils savent que notre désarroi leur permet de faire fortune.

Ceux qui préparent la guerre, au nom de la paix bien sûr, se croient supérieurs, soit parce qu’ils détiennent une arme : le microbe, soit parce qu’ils croient détenir l’antidote : le vaccin. C’est oublier que nous sommes tous interdépendants. La physique quantique nous l’a appris depuis Einstein : il n’y a pas de système fermé. La biocommunication instaure la transmission d’informations extrêmement rapides d’un système vivant à un autre. Les découvertes récentes, évoquées dans l’excellent numéro spécial de La Vie Naturelle (n°53 novembre 2001), ne font que confirmer l’absurdité d’une guerre bactériologique où ne serait en jeu que la riposte des anticorps salvateurs aux antigènes agresseurs. Ce scénario est caduque et les autorités le savent : prises au piège des populations qui réclament à grands cris des vaccins protecteurs, elles sont obligées d’avouer, timidement, que la protection conférée par les vaccins est illusoire. Ainsi, la vérité est-elle sortie de la bouche des responsables de la santé au sujet de la fièvre aphteuse, du BCG et de la variole tout récemment. “NON, nous ne vaccinerons pas, le vaccin serait pire que la maladie qui pour l’instant n’est pas d’actualité” (1). “La lutte contre la tuberculose a échoué en raison d’une confiance exagérée dans le BCG”(2). Enfin des aveux !

Dans cette cacophonie, seuls ceux qui ne céderont pas à la panique, ceux qui ne se précipiteront pas vers la même sortie, selon les termes d’Ivan ILLICH (“Le chômage créateur”), seront en mesure de se rassembler pour élaborer des solutions au service de l’humain. Ceux qui luttent dans l’ombre et semblent crier dans le désert depuis des décennies, arriveront peut-être à sauver la planète d’un désastre écologique annoncé. C’est en tout cas notre objectif, au service duquel nous mettrons toute notre ardeur : l’enjeu en vaut la peine.

(1) France Inter, B. KOUCHNER
(2) Traitement de la tuberculose : Principe à l’attention des programmes nationaux, OMS, 1997.

Françoise Joët

 

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