Edito N° 33 (Juin 2001)
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La logique répressive

En parcourant le bimensuel du Monde Diplomatique (numéro de mars-avril 2001) qui a pour titre « Sociétés sous contrôle », un article retint particulièrement mon attention. Il est écrit par un chercheur britannique et s’intitule « Hypocrisie des armes non létales ». On y découvre les « merveilleuses inventions des hommes » pour neutraliser l’adversaire sans le tuer directement. Ces armes « ne s’attaquent pas seulement au corps d’une personne. Elles sont destinées à désorienter ou à déstabiliser son mental », souligne le directeur de la Fédération des scientifiques américains lors de la conférence Jane’s 1998 à Londres.

Il est étonnant de voir, qu’en haut lieu, on s’évertue à mettre au point l’art de « la manipulation mentale » alors qu’une loi s’élabore en France pour la condamner dans les groupes qui seraient censés en faire usage. Ne serait-on pas en train de se tromper de cible ? Molière avait déjà affirmé qu’ « il valait mieux mourir selon les règles que réchapper contre les règles ». L’histoire lui donne raison. Etre vacciné par obéissance et vivre en paix (même si, parfois, maladie, handicap ou décès s’ensuivent) ou ne pas être vacciné par lucidité et vivre persécuté, tel est le dilemme. L’arsenal répressif est considérable et les méthodes sont florissantes d’imagination. La surenchère en matière de répression est le propre des sociétés décadentes rongées par la peur. Ainsi a-t-on vu, récemment, certains parlementaires réclamer véhémentement que soient muselés tous les mouvements en faveur de la liberté vaccinale, afin de rassurer la représentation nationale en matière de santé publique ! Ainsi va-t-on jusqu’à condamner des parents pour avoir présenté des certificats de contre-indication vaccinale ! Ainsi oblige-t-on, sous la menace, des personnes à subir une vaccination anti-hépatite B, malgré des accidents antérieurs ! Ainsi de suite. La logique répressive répond à l’illogisme de la panique et les exécutants sont eux-mêmes victimes de la manipulation mentale qu’ils prétendent combattre.

Françoise Joët

 

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